Mounjaro Fonctionne-t-il Vraiment pour Maigrir ? Ce Que Vous Devez Savoir
L’obésité est devenue un problème chronique majeur, augmentant le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2, d’hypercholestérolémie et réduisant l’espérance de vie. Comme il est souvent difficile de contrôler le poids uniquement par l’alimentation et l’activité physique, les médecins se tournent de plus en plus vers les traitements médicamenteux. C’est dans ce contexte que le Mounjaro, un médicament relativement récent pour le diabète de type 2, s’est également révélé efficace pour la perte de poids. Toutefois, il convient d’examiner attentivement ses bénéfices, ses risques et les aspects moins évoqués.
Le Mounjaro agit simultanément sur deux hormones : le GLP-1 et le GIP. Cette action augmente la sécrétion d’insuline lorsque nécessaire, réduit la production de glucagon, ralentit la vidange gastrique et renforce la sensation de satiété. Ainsi, il contribue au contrôle de la glycémie et à la perte de poids (BEZERRA, 2025, p. 2). En agissant sur deux hormones, il semble plus puissant que les médicaments ciblant uniquement le GLP-1.
Les essais cliniques ont démontré que le Mounjaro entraîne une perte de poids significative. Certaines études ont observé une réduction de 15 % à 22 % du poids corporel initial après 72 semaines de traitement, selon la dose administrée (JASTREBOFF et al., 2022, p. 205). Ces résultats sont supérieurs à ceux d’autres médicaments similaires, faisant du Mounjaro l’une des options pharmacologiques les plus efficaces pour la perte de poids (MDPI REVIEW, 2025, p. 8).
Outre la perte de poids, le Mounjaro améliore le contrôle glycémique, réduit la résistance à l’insuline et offre des bénéfices cardiovasculaires, notamment sur la pression artérielle et le cholestérol (PUBMED REVIEW, 2023, p. 4). Il est donc particulièrement indiqué chez les personnes souffrant d’obésité associée au diabète de type 2 ou au syndrome métabolique.
Cependant, tout n’est pas sans risque. Les effets indésirables les plus fréquents sont les nausées, les vomissements, la diarrhée et la constipation, en particulier au début du traitement ou lors de l’augmentation des doses (STATPEARLS, 2025, p. 6). Dans de rares cas, des épisodes de pancréatite, d’hypoglycémie (lorsqu’il est associé à d’autres antidiabétiques) et des troubles rénaux peuvent survenir, ce qui nécessite une surveillance médicale étroite.
Un point rarement abordé concerne la période suivant l’arrêt du traitement. Des données indiquent que le poids peut être repris après l’interruption du médicament, car son action sur l’appétit et le métabolisme est principalement effective pendant son utilisation (THE GUARDIAN, 2025). Cela souligne l’importance de changements durables du mode de vie, incluant une alimentation équilibrée et une activité physique régulière.
Au Brésil, l’ANVISA a autorisé l’utilisation du Mounjaro pour le traitement du diabète de type 2 ainsi que pour la gestion du poids chez les adultes obèses ou en surpoids avec comorbidités, à condition qu’il soit associé à un régime alimentaire et à l’exercice physique (ANVISA, 2025). Néanmoins, chaque situation doit être évaluée individuellement, car certaines contre-indications existent, telles que des antécédents de cancer de la thyroïde ou la grossesse.
En résumé, le Mounjaro favorise la perte de poids et apporte des bénéfices métaboliques, mais son utilisation doit être prudente. Il ne s’agit pas d’une solution miracle contre l’obésité, mais d’un outil thérapeutique supplémentaire. Son indication doit être posée par un médecin, après une évaluation rigoureuse des bénéfices et des risques, et en tenant compte de l’engagement du patient à modifier durablement son mode de vie.
Enfin, le Mounjaro représente une avancée importante dans le traitement de l’obésité et du diabète de type 2 en contribuant à la réduction du poids corporel. Toutefois, en raison de ses risques, de son coût et de la possibilité de reprise pondérale, une prise en charge globale, multidisciplinaire et centrée sur le patient reste essentielle.
ANVISA. Mounjaro® (tirzépatide) : nouvelle indication thérapeutique pour le contrôle du poids. Agence nationale de surveillance sanitaire. Disponible sur :
https://www.gov.br/anvisa/pt-br/assuntos/medicamentos/novos-medicamentos-e-indicacoes/mounjaro-r-tirzepatida-nova-indicacao
Accès le : 16 janv. 2026.
BEZERRA, T. A. R. Utilisation de la tirzépatide (Mounjaro) comme agent thérapeutique dans l’obésité et le diabète de type 2 : revue systématique du contrôle métabolique avec les agonistes du GLP-1. Journal of Diabetology Research, 2025. Disponible sur :
https://directivepublications.org/journal-of-diabetology-research/use-of-tirzepatida-mounjaro-as-a-therapeutic-agent-in-obesity-and-type-2-diabetes-a-systematic-review-on-metabolic-control-with-glp-1-agonists
Accès le : 16 janv. 2026.
JASTREBOFF, A. M. et al. Tirzépatide une fois par semaine pour le traitement de l’obésité. New England Journal of Medicine, vol. 387, n. 3, p. 205–216, 2022. Disponible sur :
https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2206038
Accès le : 16 janv. 2026.
MDPI REVIEW. Rôle émergent des agonistes du GLP-1 dans l’obésité : revue complète des essais contrôlés randomisés. International Journal of Molecular Sciences, 2025. Disponible sur :
https://www.mdpi.com/1422-0067/24/13/10449
Accès le : 16 janv. 2026.
PUBMED REVIEW. Efficacité et sécurité de la tirzépatide dans le traitement du surpoids ou de l’obésité : revue systématique et méta-analyse. PubMed, 2023. Disponible sur :
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37253796/
Accès le : 16 janv. 2026.
STATPEARLS. Tirzépatide. StatPearls Publishing, 2025. Disponible sur :
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK572060/
Accès le : 16 janv. 2026.
THE GUARDIAN. Les personnes qui arrêtent d’utiliser Mounjaro subissent une inversion des bénéfices pour la santé, selon une étude. The Guardian, 2025. Disponible sur :
https://www.theguardian.com/society/2025/nov/24/mounjaro-health-benefits-reversed-regain-weight-after-stop-using
Accès le : 16 janv. 2026.